Les inconscients de la finance autant aidés par les responsables politiques que par les directions des organismes financiers, bancaires et monétaires ont scié la branche sur laquelle il étaient assis. Trop de crédit tue le crédit, trop de bénéfice tue les bénéfices. Les banques en faillite entraînent derrière elles les bourses qui déversent actuellement le trop plein des surcotes. Les hedge funds commencent à se liquéfier, car le crédit se fait rare. La crise devient crise de confiance laquelle se traduit par une forte morosité à la consommation. Inflation, chômage, régression de l'emploi, voilà la suite prévisible pour ce soir.
1929 fait figure de broutille à côté de ce qui se produit dans le monde aujourd'hui. Pis les gouvernants d'alors avaient encore des moyens pour se battre. Plus maintenant. Les montants en jeu sont tellement colossaux qu'ils peuvent ruiner les nations. Il suffit de prendre exemple chez les Islandais qui la sentent passer. Les politiques, malgré leurs voeux pieux pour moraliser la spéculation, n'ont plus la main. L'argent règne sur le monde au même titre que le climat ou le temps qu'il fait. Les météorologues n'ont jamais pu éviter un cyclone, l'économie politique ne peut plus rien prévoir.
Il existe cependant des espoirs de reprise, et il s'appellent Chine et Inde. Si ces deux-là évitent la catastrophe, ils seront les bouées de sauvetage de l'Europe ; mais ce ne sera pas gratuit, économiquement et politiquement parlant.
L'avenir nous réserve encore ce genre de crises à des puissances plus élevées, car il ne peut y avoir de régulation unanime. En France on fait semblant de croire que les paradis fiscaux disparaîtront, après quelques réunions entre voisins riches ; erreur, sans les paradis fiscaux, l'industrie ne peut survivre, l'argent frais ne peut circuler. Ignorer cela c'est faire fausse route. Les gouvernants n'ont plus le choix : ce sera libérer ou s'enfoncer.
L'Europe va bientôt se rendre compte de sa frilosité dans tous les domaines de la vie économique et sociale. Le monde se libère, l'Europe se baillonne par sa mentalité douteuse et plus proche de Big Brother que de l'apôtre Paul. La pseudo-morale qui préside les Etats occidentaux se traduit par des inepties contre-productives : l'aide non remboursable ou non remboursée aux pays sous-développés, l'encouragement aux projets dits humanitaires qui ne mènent jamais à rien. Cela fait soixante ans que l'on aide l'Afrique. Qu'a fait l'Afrique pour elle-même ? Et la Chine que personne n'a aidée, que ne va t-elle pas nous montrer et démontrer sous peu ? Personne n'a encore vu cela ? L'Occident flatte les susceptibilités alors qu'il devrait manier l'aiguillon. La gabegie règne aussi en Europe même quand on nationalise les pertes des entreprises comme elle règne quand on injecte au moyen de la planche à billets des milliards pour soutenir des faillis, les banquiers.
Pour faire sérieux ne voilà t-il pas qu'on invente le gouvernment économique européen ; mais que peut-il être sinon quelque double de ce qui existe déjà dans les impuissantes intitutions européennes ? Quels pouvoirs pourrait bien posséder ce gouvernement dont la première action le ridiculisera inévitablement ?
Le bons sens a déserté les salles de bourses en même temps que la technique multipliait les possibilités de gains rapides. Et puis les économistes, comme d'habitude n'ont rien prévu, hormis quelques voix discordantes étouffées sous les cris des bonimenteurs. Comme les politiciens leur font une confiance presque aveugle, ils ont ratés, eux aussi, le coche. Et ils courent dans tous les sens pour refaire le monde.
On achète Brossard (Euronext Paris- FR0010447631 - ALBRO) à 9,50 euros maxi
On achète Forestière Agricole SAFA (Euronext Paris- FR0000060295 - MLSAF) à 43,00 euros maxi
On achète Maroc Telecom (Euronext-MA0000011488 - IAM) à 18,00 euros maxi
On vend :
baidu Com inc à environ 320 $ us
vendu à 322 le 15/10/2007
On achète :
Baidu Com inc à environ 235,00 $us
Gemalto à environ 20,00 euros
France Telecom à environ 23,00 euros
Meetic à environ 30,00 euros